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Collèges : une sectorisation incohérente

Suite à l'annonce des choix du Département pour la sectorisation des collèges publics, nous avons fait part de notre incompréhension et de notre grande déception au président du Conseil départemental. Nous lui demandons de revoir le dispositif proposé pour la rentrée 2019 car le collège de l'Èvre est le seul à devoir assumer les arbitrages pris.

 Alors que depuis plus d'un an, l'avenir du collège Anjou-Bretagne de St-Florent-le-Vieil semblait motiver la révision de la sectorisation, cet objectif premier a été délaissé au fil de la concertation à tel point qu'aucune décision n'est prise aujourd'hui pour garantir à terme la pérennité de cet établissement. Contre l'avis-même de la commune de Mauges-sur-Loire, le Département a préféré diriger les élèves de Chaudron et St-Quentin (Montrevault-sur-Èvre) vers Anjou-Bretagne quand, dans le même temps,  ceux de La Pommeraye et de Montjean seront dispensés de fréquenter le collège de leur territoire communal.


Pourquoi ?

Chiffres à l'appui, aucun argument n'est en mesure de justifier de tels choix  : temps et distance sont équivalents; quant à l'effet quantitatif escompté, c'est le plus faible qui soit. Non seulement cette option ne sauve pas le collège de St-Florent, à qui l'Éducation nationale a refusé l'ouverture d'une SEGPA, mais de surcroît, elle déstabilise le réseau scolaire de Montrevault-sur-Èvre, organisé autour du collège de l'Èvre.


À ce jour, cet établissement, le premier collège public des Mauges il y a cinquante ans, reste des plus fonctionnels pour avoir été reconstruit en totalité au milieu des années 90 et il s'avère être un atout de choix pour notre territoire, tant sur le plan éducatif que culturel et social.  Cependant, tout concourt aujourd'hui à hypothéquer son avenir :
        - L'annonce de l'ouverture d'un collège public attendu depuis des années à Beaupréau interroge quant à l'échéancier de sa réalisation ; 2023 correspond à une période de fléchissement des cohortes à accueillir en collège et interroge sur la répartition des futurs effectifs.
        - Ainsi, les propositions pour 2019, à savoir le départ de Chaudron et St Quentin vers Anjou-Bretagne et de Gesté pour le Pont de Moine, vont-elles déstabiliser pour de longues années le recrutement du collège de l'Èvre qui devait s'appuyer naturellement et durablement sur ces écoles proches.


Il est encore temps de revenir sur ces mesures pour ne pas pénaliser notre collège public et notre offre éducative.

Extraits d'une lettre du maire de Montrevault-sur-Èvre au président du Conseil départemental 49.